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07/31/08
Conseiller ou conseillère en communications et en relations publiques
Demande de propositions
Pour un mandat initial d’un an (avec possibilité de renouvellement), le Conseil de gestion financière des Premières nations (CGFPN) lance un appel de propositions auprès des sociétés d’experts-conseils ou des conseillers et conseillères qui connaissent bien les cultures des Premières nations en vue de l’administration de ses activités de soutien de communications et de relations publiques....
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ACROBAT REQUIS
04/15/08
Le président Harold Calla annonce la nomination du directeur général du Conseil de gestion financière des Premières nations
M. Harold Calla, président du Conseil de gestion financière des Premières nations (CGFPN) a annoncé aujourd’hui la nomination de M. Andy Hoggarth en qualité de directeur général du Conseil de gestion financière des Premières nations...
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03/23/05
LE PROJET DE LOI C-20 REÇOIT LA SANCTION ROYALE;
la loi proposée par les Premières nations a obtenu le soutien
de tous les partis de la Chambre des communes et du Sénat...
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ACROBAT REQUIS
12/10/04
IIFPN COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Une Législation Proposée par les Premières Nations
reçoit l'appui de tous les partis de la Chambre des Communes et
le projet de loi passe maintenant au Sénat...
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ACROBAT REQUIS
11/02/2004
PROJET DE LOI C-20
Projet de loi C-20 a été présenté
à la Chambre des Communes à Ottawa cette semaine...
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ACROBAT REQUIS
11/02/2004
IIFPN COMMUNIQUÉ
La loi élaborée par les Premières
nations vise à favoriser l’investissement privé afin
de promouvoir la croissance économique au sein des collectivités
des Premières nations...
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06/07/2004
MISE À JOUR
Loi sur la gestion financière et statistique
des Premières nations (LGFSPN, anciennement Projet de loi C-23)
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ACROBAT REQUIS
05/27/2004
IIFPN COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La Convocation Des Électeurs Met Fin
Au Débat Sur Le Projet De Loi C-23; Les Auteurs Et Membres Des
Premières Nations Maintiennent Leur Engagement Envers L'adoption
Du Projet...
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ACROBAT REQUIS
04/10/2004
IIFPN COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Rétablissement De La Loi Sur La Gestion
Financière Et Statistique Des Premières Nations; La Vérificatrice
Générale Reconnaît La Valeur Économique Des
Institutions Des Premières Nations...
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ACROBAT REQUIS
04/10/2004
DOCUMENT D'INFORMATION
Document d'information La mesure relative à
la gestion financière et statistique des Premières nations...
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01/02/2004
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le projet de Loi sur la gestion financière
et statistique des Premières nations sera déposé
de nouveau...
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11/09/2003
RAPPORTS DE LA VÉRIFICATRICE GÉNÉRALE
Le développement économique des
collectivités des Premières nations : les mécanismes
institutionnels...
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12/02/2002
DÉPÔT À LA CHAMBRE DES COMMUNES DU
PROJET DE LOI SUR LA GESTION FINANCIÈRE ET STATISTIQUE DES PREMIÈRES
NATIONS
L’honorable Robert D. Nault, ministre
des Affaires indiennes et du Nord canadien, a déposé aujourd’hui
à la Chambre des communes la Loi sur la gestion financière
et statistique des Premières nations.
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12/02/2002
MANNY JULES
Notes d'allocution de Manny Jules relatives
à la présentation du projet de loi C-19...
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08/15/2002
LE MINISTRE NAULT ANNONCE LA TENUE DE CONSULTATIONS MIXTES
AVEC LES PREMIÈRES NATIONS
Le gouvernement du Canada a réaffirmé
aujourd'hui sa volonté de soutenir les Premières nations
dans leurs efforts soutenus en vue de créer un environnement favorable
aux affaires et de participer de façon plus active à l'économie
canadienne...
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08/15/2002
LOI PROPOSÉ SUR LA GESTION FINANCIÈRE ET
STATISTIQUE DES PREMIÈRES NATIONS
Propositions visant à prévoir
les pouvoirs en matière d'imposition foncière des premières
nations, à constituer la Commission de la fiscalité des
premières nations, le Conseil de gestion financière des
premières nations, l'Administration financière
des premières nations ainsi que l'Institut de la statistique des
premières nations et à apporter des modifications corrélatives
à certaines lois...
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ACROBAT REQUIS
07-08/2002
APERÇU - LOI PROPOSÉ SUR LA GESTION FINANCIÈRE
DES PREMIÈRES NATIONS
Dans le but de procurer les instruments nécessaires
au développement économique et à l'amélioration
de la qualité de vie dans les réserves, les Premières
nations ont entrepris une démarche menant à l'établissement,
au moyen d'une loi, de quatre institutions qui seront exploitées
par et pour les Premières nations...
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IIFPN COMMUNIQUÉ
LA LOI ÉLABORÉE PAR LES PREMIÈRES
NATIONS VISE À FAVORISER L’INVESTISSEMENT PRIVÉ AFIN
DE PROMOUVOIR LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE AU SEIN DES COLLECTIVITÉS
DES PREMIÈRES NATIONS
OTTAWA, ONTARIO (2 novembre 2004) – Les Premières
nations pilotent un projet qui procurera une base législative à
quatre institutions publiques devant aider les Premières nations
à améliorer le climat d’investissement et à
promouvoir la croissance économique au sein de leurs collectivités.
À cet égard, la Loi sur la gestion financière et
statistique des Premières nations (LGFSPN) a été
présentée à la Chambre des communes aujourd’hui
par l’honorable Andy Scott, ministre des Affaires indiennes et du
Nord canadien. Il revient à chacune des Premières nations
de décider de participer à la LGFSPN, puisque la loi est
facultative.
C.T. (Manny) Jules, porte-parole de l’Initiative sur les institutions
fiscales des Premières nations, a qualifié l’annonce
faite aujourd’hui d’«étape critique vers l’établissement
d’assises propices à l’investissement et à la
croissance économique des collectivités des Premières
nations.» M. Jules a ajouté : «À l’heure
actuelle, il est dix fois plus difficile d’attirer des investisseurs
vers les terres des Premières nations. Ces institutions commenceront
à changer cette situation en gagnant la confiance des investisseurs,
en offrant des informations davantage axées sur les décisions
d’investissement, et en facilitant la mise en place d’une
infrastructure locale au moyen d’un financement par débentures.»
Depuis dix ans, les Premières nations pilotent une initiative en
vue d’établir, à l’aide d’une base législative,
quatre institutions qui seront exploitées par et pour les Premières
nations. Les institutions proposées inclueront une administration
financière, une commission de la fiscalité, un conseil de
gestion financière et un institut de la statistique. La commission
de la fiscalité et l’administration financière s’appuieront
sur la réputation établie et les compétences de la
Commission consultative de la fiscalité indienne et de l’Autorité
financière des Premières nations. L’Union des Indiens
de l’Ontario et la BC First Nations Summit parrainent l’institut
de la statistique et le conseil de gestion financière des Premières
nations respectivement.
Ces institutions mettront à la portée des Premières
nations participantes des marchés des capitaux accessibles à
d’autres gouvernements. Elles consolideront le système d’impôt
foncier des Premières nations et assureront une meilleure représentation
auprès des contribuables. Les institutions amélioreront
également la fiabilité de l’information financière
et statistique des Premières nations, et créeront une capacité
accrue de gestion des finances et de l’information. Bref, ces institutions
amélioreront le climat d’investissement général
chez les Premières nations.
Plus d’une centaine de Premières nations lèvent un
impôt foncier actuellement, ce qui génère plus de
44 millions de dollars par année en revenus. La LGFSPN offrira
immédiatement aux Premières nations l’occasion de
consolider leurs systèmes d’impôt foncier et leur permettront
de participer à un financement par débentures en mettant
à contribution leurs revenus d’impôts fonciers. En
regroupant ces revenus en vertu de la LGFSPN, les Premières nations
pourront tirer parti d’économies d’échelle et
obtenir un taux d’intérêt plus favorable. Les obligations
garanties par les Premières nations pourraient éventuellement
être assorties d’une prime, ce qui les rendrait plus attrayantes
pour les investisseurs nationaux et internationaux souhaitant faire un
investissement éthique. Seules les Premières nations participantes
dont les systèmes de gestion financière ont été
certifiés par le Conseil de gestion financière pourront
accéder au système de débentures de l’Autorité
financière des Premières nations.
«Cette loi donne la possibilité à tous les partis
politiques de conjuguer leurs efforts dans l’intérêt
des Premières nations et de tous les Canadiens», a souligné
M. Jules.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec
:
Agnes Papanastasiou
Responsable des affaires publiques (613) 954-6201 ou mail@fnfi.ca
Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet des institutions en
question, veuillez communiquer avec :
Commission de la fiscalité des Premières nations - www.fntc.ca
Administration financière des Premières nations - www.fnfa.ca
Conseil de gestion financière des Premières nations - www.fnfmb.com
Institut de la statistique des Premières nations - www.firststats.ca
Document d'information
La mesure relative à la gestion financière
et statistique des Premières nations Aperçu
Dans le but de procurer les instruments nécessaires au développement
économique et à l'amélioration de la qualité
de vie dans les réserves, les Premières nations ont entrepris
une démarche menant à l'établissement, au moyen d'une
loi, de quatre institutions qui seront exploitées par et pour les
Premières nations. Au nombre des institutions proposées
figurent une commission des finances, une commission de la fiscalité,
un conseil de gestion financière et un institut de la statistique.
Les commissions des finances et de la fiscalité s'appuieront sur
la réputation établie et l'expertise de la Commission consultative
de la fiscalité indienne et de la First Nations Finance Authority.
Ces institutions donneront aux Premières nations l'accès
aux marchés financiers dont se prévalent les autres gouvernements.
Elles renforceront davantage le régime de taxation foncière
des Premières nations et assureront une plus grande représentation
des contribuables. Elles créeront des normes financières
appropriées ainsi que des capacités accrues de gestion financière.
Enfin, elles serviront à combler les lacunes actuelles en ce qui
a trait aux statistiques relatives aux Premières nations.
La Commission des finances des Premières
nations
Une infrastructure communautaire est essentielle à la qualité
de vie et à la croissance économique des collectivités.
Cependant, les Premières nations qui cherchent à emprunter
des fonds pour édifier une telle infrastructure sont actuellement
aux prises avec des coûts de transaction, des délais de traitement
et des taux d'intérêt prohibitifs. Un dollar en recettes
fiscales des Premières nations a un pouvoir d'achat quant aux grands
travaux de 30 à 50 % moindre que les autres gouvernements en raison
de la faiblesse du cadre législatif et de la structure institutionnelle.
Sur l'initiative de la Première nation de Westbank, la First Nations
Finance Authority était mise sur pied en 1995 pour offrir aux Premières
nations membres des possibilités d'investissement. Depuis, elle
a travaillé attentivement avec un cercle élargi de Premières
nations pour trouver des moyens par lesquels les Premières nations
pourraient utiliser les obligations, à l'instar des autres gouvernements,
pour accéder à un financement abordable et à plus
long terme. Le cercle a bénéficié de son partenariat
avec un expert en la matière, la Municipal Finance Authority of
B.C. (MFA-BC), qui a 30 ans d'expérience à son actif et
une cote de crédit " AAA ".
La Commission des finances des Premières nations permettrait aux
Premières nations, comme le font les municipalités, de lever
des capitaux privés à long terme à des taux privilégiés
pourles routes, les aqueducs, les égouts et ainsi de suite. Elles
y procéderaient en titralisant (en mettant en garantie) une portion
de leurs recettes en taxes foncières potentielles ou d'autres recettes
stables à long terme de nature semblable. On estime pouvoir lever
125 millions de dollars en financement par emprunt au cours des cinq premières
années en titralisant les recettes tirées des taxes foncières.
La Commission de la fiscalité
des Premières nations
En 1988, la Loi sur les Indiens était modifiée pour permettre
aux Premières nations intéressées de s'engager dans
le domaine de la taxation foncière. Depuis 1989, la Commission
consultative de la fiscalité indienne (CCFI) a alimenté
et soutenu avec succès le régime de la taxation foncière
des Premières nations.
Durant ses 10 premières années d'existence, la CCFI a dépassé
toutes les attentes. En effet, 83 Premières nations ont adopté
des règlements administratifs sur les taxes foncières et
ont généré des recettes de l'ordre de 168 millions
de dollars. Elle accroît la sensibilisation concernant le régime
de taxation foncière et procure les outils nécessaires à
son implantation. Le régime de taxation foncière des Premières
nations est mis en place dans le contexte des régimes provinciaux
et en partenariat avec l'Université de Victoria aux fins de formation
des administrateurs fiscaux, et avec l'Université Harvard-MIT dans
le but de renforcer le processus de règlement des différends.
On propose maintenant que la CCFI devienne la Commission de la fiscalité
des Premières nations. Celle-ci offrirait les services additionnels
requis pour la titralisation des recettes tirées des taxes foncières.
Elle agirait comme entité faisant autorité pour aider à
trouver un juste équilibre entre les intérêts de la
collectivité et ceux des contribuables dans l'établissement
des taux. Elle aurait également une capacité accrue pour
régler les différends de manière opportune et professionnelle.
La Commission de la fiscalité des Premières nations s'appuierait
sur des commissaires représentant les principaux contribuables
(résidentiels, commerciaux et des services publics) et sur un dialogue
continu avec des experts reconnus dans le domaine de la taxation foncière.
Le Conseil de gestion financière
des Premières nations
Il s'agit d'une nouvelle institution. Sa tâche initiale serait de
dispenser les services indépendants et professionnels d'évaluation
de la gestion dont ont besoin les Premières nations qui aspirent
à se prévaloir du pool d'emprunts de la Commission de la
fiscalité des Premières nations.
Le Conseil de gestion financière des Premières nations aura
deux principales fonctions. La première consistera à agréer
les systèmes, les pratiques et les normes de gestion financière,
à surveiller le rendement financier et à intervenir dans
les situations exceptionnelles au profit des Premières nations
qui ont adopté un régime de fiscalité foncière
(art. 83 du règlement) et envisagent d'emprunter sur les revenus
de leur impôt foncier. La deuxième fonction du Conseil consistera
à fournir à toutes les autres Premières nations,
sur demande, des services relatifs à la recherche et à la
défense des droits, à l'élaboration des politiques,
au renforcement des capacités et aux partenariats en matière
de gestion financière, ainsi qu'aux comptes rendus et à
l'élaboration des normes.
Les statistiques relatives aux Premières
nations
Les systèmes statistiques relatifs aux Premières nations
ont été conçus durant les années 70 et 80
principalement pour répondre aux besoins des agences de financement.
Aujourd'hui, les Premières nations à titre individuel n'ont
pas la capacité de maintenir les systèmes statistiques nécessaires
à leur adaptation aux responsabilités de décision
grandissantes et à l'obligation accrue de rendre des comptes sur
le plan local. Une telle capacité décisionnelle a des répercussions
sur la prestation quotidienne des services communautaires essentiels et
sur la planification des principaux efforts de développement.
Il existe aussi des lacunes importantes dans les bases de données
nationales en ce qui concerne les renseignements relatifs aux Premières
nations. Par exemple, les Premières nations ne sont pas incluses
dans le Système de comptabilité nationale de Statistique
Canada qui publie des renseignements importants sur les recettes, les
dépenses et la dette des gouvernements fédéral, provinciaux,
territoriaux et locaux. Il est essentiel de combler ces lacunes pour pouvoir
établir une nouvelle relation financière avec les Premières
nations.
Pour ce faire, l'Institut de la statistique des Premières nations
proposé aiderait toutes les Premières nations à répondre
à leurs besoins en matière de données locales tout
en conseillant Statistique Canada sur la marche à suivre pour que
les Premières nations soient mieux représentées dans
le système statistique national.
D'autres considérations
Ces quatre institutions ont pour objet d'aider à nouer une nouvelle
relation financière entre le gouvernement du Canada et les Premières
nations, tout en aidant à répondre aux besoins pratiques
immédiats de chaque collectivité. L'une des activités
prévues sera d'accroître les possibilités de générer
des recettes en vue de renforcer les collectivités des Premières
nations. La participation des Premières nations au projet sera
facultative. Pour accéder à certains services, tels que
la participation au régime de financement des Premières
nations, les Premières nations participantes devront satisfaire
aux normes définies dans la loi. On s'attend à ce que la
participation des Premières nations augmente progressivement à
mesure que les Premières nations qui ont choisi de participer montrent
aux autres les avantages concrets dont bénéficient leurs
collectivités et aident à dissiper le climat d'incertitude
qui les empêchent de participer.
L'historique parliamentaire
Le projet de loi sur la gestion financière et statistique des Premières
nations (C-19) avait été auparavant déposé
le 2 décembre 2002. Lorsque la 2e session de la 37e législature
a été prorogée en date du 12 novembre 2003, le projet
de loi C-19 était débattu à la Chambre des communes
à l'étape du rapport.
Antécédents parlementaires:
La Loi sur la gestion financière et statistique des Premières
nations (LGFSPN) proposée a été déposée
comme projet de loi C-19 au Parlement le 2 décembre 2002. Lors
de la prorogation de la 2 esession du 37 ème Parlement le 12 novembre
2003, le projet de loi C-19 était débattu à la Chambre
des communes à l’étape de rapport.
À cette date, le premier ministre Jean Chrétien a dissous
le Parlement. Le sort du projet de loi C-19 a donc été laissé,
comme tous les autres projets de loi déposés au Parlement,
entre les mains du nouveau premier ministre, Paul Martin et de son gouvernement.
Le 21 janvier 2004, le nouveau ministre d’Affaire indiennes et du
Nord Canada, Andy Mitchell, a annoncé sa stratégie législative
de collaboration qui confirmait son intention de déposer à
nouveau la Loi sur la gestion financière et statistique des Premières
nations .
Le 10 mars 2004, le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien
a déposé à nouveau la proposition sous le projet
de loi C-23. Le projet de loi a été présenté
avec des amendements proposés par le ministre pour améliorer
le caractère optionnel de la Loi. Le 4 mai 2004, à l’étape
d’étude du rapport, un vote a servi à accepter les
propositions visant à amender le projet de loi et de le faire passer
en troisième lecture.
La troisième lecture était prévue pour la séance
suivante de la Chambre, le jour suivant. Le débat sur le projet
de loi C-23 a eu lieu le lendemain et s’est poursuivi le 10 mai
2004. La discussion s’est poursuivie jusqu’à la fin
de la journée de travail cette journée-là sans en
arriver à une conclusion.
Le 23 mai, le déclenchement des élections fédérales
par le premier ministre Paul Martin, a servi à mettre officiellement
fin au débat sur le projet de loi C-23.
Les commanditaires du projet de loi C-23 demeurent fermement engagés
à l’initiative des institutions financières des Premières
nations et ont l’intention d’encourager nos représentants
parlementaires à promulguer la Loi.

COMMUNIQUÉ
DE PRESSE
Le projet de Loi sur la gestion financière et
statistique des Premières nations sera déposé de
nouveau
OTTAWA, ONTARIO (Le 22 janvier 2004) - Le gouvernement fédéral
a annoncé hier son intention de déposer de nouveau le projet
de Loi sur la gestion financière et statistique des Premières
nations. Le projet de loi avait été déposé
une première fois le 2 décembre 2002. Lorsque la deuxième
session de la 37e législature a été prorogée
le 12 novembre 2003, le projet de loi était débattu à
la Chambre des communes, à l’étape du rapport.
« Au nom des nombreux promoteurs autochtones de la Loi sur la gestion
financière et statistique des Premières nations, je suis
heureux que le gouvernement fédéral continue à appuyer
cette loi, une initiative des Premières nations. Cela fait quinze
ans que je collabore avec des chefs des Premières nations à
cette initiative. Je félicite ces chefs pour leur vision. Pour
les collectivités qui choisissent d’y recourir, les institutions
stimuleront le développement économique, amélioreront
les infrastructures et relèveront la qualité des statistiques
et des informations », a rappelé Manny Jules, porteparole
de l’initiative sur les institutions fiscales.
Pour de plus amples renseignements, prière de communiquer avec
:
Agnes Papanastasiou
Agent des affaires publiques
Commission consultative sur la fiscalité indienne
(613) 954-6201
ou
mail@fnfi.ca
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les institutions, prière
de communiquer avec :
Commission de la fiscalité des premières nations - www.fntc.ca
Société financière des Premières nations -
www.fnfa.ca
Commission de gestion financière des Premières nations -
www.fnfmb.com
Statistiques des Premières nations - www.firststats.ca
Document d’information - La mesure relative
à la gestion financière et statistique des Premières
nations

DÉPÔT
À LA CHAMBRE DES COMMUNES DU PROJET DE LOI SUR LA GESTION FINANCIÈRE
ET STATISTIQUE DES PREMIÈRES NATIONS
OTTAWA (ONTARIO), à déterminer - L’honorable Robert
D. Nault, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, a déposé
aujourd’hui à la Chambre des communes la Loi sur la gestion
financière et statistique des Premières nations.
Cette mesure, prise sur l’initiative des Premières nations,
établira au moyen d’une loi un ensemble d’institutions
nationales qui amélioreront la capacité des administrations
des Premières nations à veiller au bien-être social
et économique de leurs collectivités. Cette loi est conçue
pour permettre aux Premières nations de participer plus pleinement
à l’économie canadienne et de créer un environnement
propice aux affaires, tout en répondant aux besoins locaux. Elle
procure aux Premières nations participantes les outils que d’autres
gouvernements tiennent pour acquis.
« Nous sommes dépourvus de ce dont tous les autres gouvernements
disposent, c’est-à-dire nospropres institutions financières,
a déclaré M. Manny Jules, président de la Commission
consultative de la fiscalité indienne. Depuis 130 ans, nos institutions
ont été abolies par les lois. La présente démarche
amorce le processus visant à les recréer par voie législative.
»
« Ce projet de loi permettra aux Premières nations de s’employer
à l’édification de leur économie sans avoir
à attendre le gouvernement du Canada, a expliqué le ministre
Nault. Il est le fruit de plus de dix années de diligence et d’expertise
de la part de dirigeants et de membres des Premières nations qui
connaissent d’expérience les limites de la Loi sur les Indiens
quand il s’agit de bâtir l’économie des Premières
nations. »
Les institutions prévues dans la Loi sont les suivantes :
La Commission des finances des Premières nations permettrait aux
Premières nations d’émettre collectivement des obligations
et de lever des capitaux privés à long terme à des
taux préférentiels pour la construction de routes, d’aqueducs,
d’égouts et autres projets d’infrastructures.
La Commission de la fiscalité des Premières nations assumerait
la responsabilité d’administrer et de simplifier le processus
d’approbation des règlements administratifs sur les taxes
foncières et contribuerait à établir un juste équilibre
entre les intérêts de la collectivité et ceux des
contribuables.
Le Conseil de gestion des finances des Premières nations établirait
des normes financières et dispenserait les services d’évaluation
professionnels et indépendants requis pour se prévaloir
des pools d’emprunts de la Commission des finances des Premières
nations.
Les statistiques relatives aux Premières nations (qu’on appelle
Institut de la statistique des Premières nations dans la loi proposée)
aideraient toutes les Premières nations à répondre
à leurs besoins locaux en matière d’information, tout
en encourageant la participation et le recours aux systèmes nationaux
intégrés de Statistique Canada.
Ces institutions permettront aux Premières nations d’avoir
accès aux marchés des capitaux qui sont à la disposition
des autres gouvernements. Elles renforceront davantage le système
de taxation foncière des Premières nations et assureront
une meilleure représentation des contribuables. Elles établiront
des normes financières acceptables et renforceront les capacités
en matière de gestion financière. Enfin, ces institutions
serviront à combler les lacunes actuelles dans les statistiques
des Premières nations.
Cette mesure a été élaborée dans le cadre
de la Table nationale sur les relations financières qui regroupe
des représentants de l’Assemblée des Premières
Nations, de Santé Canada, de Finances Canada, de Statistique Canada,
de l’Agence des douanes et du revenu du Canada et d’Affaires
indiennes et du Nord Canada.
Pour obtenir plus de renseignements, veuillez communiquer avec :
Patricia Valladeo
Agente des relations avec les médias
Affaires indiennes et du Nord Canada
(819) 997-8404
Agnes Papanastasiou
Institutions financières des Premières nations
(613) 954-6201

Notes d'allocution
de Manny Jules relatives à la présentation du projet de
loi C-19
Bonne après-midi.
Je m'appelle Manny Jules et suis président de la Commission consultative
de la fiscalité indienne. C'est avec plaisir que j'annonce que
la Loi sur la gestion financière et statistique des premières
nations , projet de loi C-19 , a été déposée
aujourd'hui à la Chambre des communes.
C'est comme j'avais travaillé toute ma vie en vue de ce jour. Vingt
ans, semble correspondre à la durée d'une vie. Je ne fais
que poursuivre le travail des autres chefs, tel mon père, Clarence
Jules, ancien chef de la bande indienne Kamloops.
Cette journée est une source de fierté pour moi et pour
mes collègues, les chefs des autres institutions : Tom Bressette,
Deanna Hamilton et Harold Calla. C'est aussi un jour glorieux pour les
chefs des premières nations qui nous ont précédés.
C'est un grand jour pour les Premières nations. C'est un jour mémorable
pour le Canada.
La législation présentée aujourd'hui a été
élaborée PAR les Premières nations et POUR les Premières
nations. Cette législation a trait à notre avenir commun.
Un futur où vous verrez vos AÎNÉS dépendre
davantage de NOS jeunes.
Ainsi, nous jetons aussi les fondements nécessaires aux Premières
nations pour qu'elles deviennent des partenaires à part entière
de la fédération canadienne. L'Autorité financière
des Premières nations, la Commission fiscale des Premières
nations, l'Institut de la statistique des Premières nations et
le Conseil de gestion financière des Premières Nations SONT
ces fondements. Quant au projet de loi C-19 , il est le plan directeur.
Aujourd'hui, un mur entoure les économies des Premières
nations. Il a été construit par les législations
et les politiques du passé. C'est un mur de méfiance et
de dépendance à l'intérieur duquel nous sommes les
captifs de notre propre pauvreté. Chaque nouvelle année
de dépendance est une autre brique pour ce mur. Ce mur n'a pas
été tellement bon pour le Canada, car il nous a empêchés
de participer au développement de l'économie.
Dans beaucoup de nos collectivités, le mur se désintègre
en raison de notre seul poids démographique. Les enfants de notre
baby-boom se présentent maintenant sur le marché du travail.
Nos jeunes sont mieux éduqués, en meilleure santé
et plus confiants que jamais. Ils n'attendront pas que les possibilités
économiques se présentent à eux. Ils veulent avoir
leur chance. Ils méritent l'espoir. Ils méritent un meilleur
sort.
Nos jeunes ne sont pas prêts à être la prochaine génération
des Premières nations qui sera sacrifiée. Nous, leurs chefs,
ne pouvons pas décider de NE RIEN faire. Le statu quo n'est pas
une option. Le Canada PEUT mieux faire.
L'exubérance de la seule jeunesse n'édifiera pas une économie.
Aujourd'hui nous sommes désavantagés sur le plan concurrentiel,
et nous devons corriger la situation. Le coût des affaires sur nos
territoires est six fois plus élevé que dans le reste du
Canada. Nous manquons d'infrastructure, de normes et de systèmes
qui, pour d'autres, sont des acquis. Nous n'avons pas ce que possèdent
tous les autres gouvernements du Canada : nos propres institutions publiques.
Beaucoup a été écrit sur l'importance des institutions
publiques dans les fédérations : elles offrent des services;
elles protègent les compétences. Elles apportent aussi de
la certitude et de la stabilité au système; elles clarifient
les droits de propriété. Elles comportent un mécanisme
capable de réagir aux possibilités économiques. Elles
comprennent les moyens de résoudre les problèmes entre les
parties. Somme toute, elles sont les faces publiques des gouvernements.
La conclusion est toujours la même : les institutions publiques
sont un élément CLÉ du succès économique
de nos fédérations.
La Commission fiscale des Premières nations succédera à
la CCFI; elle sera plus transparente, stable et certaine en matière
de réglementation, ce qui bénéficiera aux gouvernements
taxateurs des réserves des Premières nations, de même
qu'à leurs contribuables. Des conflits seront alors évités
et le climat de l'investissement s'améliorera.
L'Autorité financière des Premières nations nous
permettra d'émettre nos propres débentures, utilisant comme
garantie nos revenus fiscaux fonciers. Cela signifiera que nos pourrons
édifier une infrastructure économique concurrentielle -
essentielle pour attirer les investissements.
Le Conseil de gestion financière des Premières nations accréditera
les pratiques et les systèmes de gestion financière de nos
collectivités. Cela inspirera confiance à nos citoyens,
aux investisseurs et aux autres gouvernements.
L'Institut de la statistique des Premières nations améliorera
la qualité et l'opportunité de nos statistiques. La planification
communautaire sera supérieure. Les décisions se prendront
plus rapidement. De plus, notre information sera à la disposition
des citoyens et des investisseurs.
Ceux qui nous soutiennent savent que nous avons veillé à
ce que ces institutions sont bien conçues. La création de
ces institutions relève du défi mais constitue également
une occasion. Nous pouvons apprendre de nos erreurs passées et
mettre sur pied de meilleures institutions qui servent de modèles
à tous les gouvernements.
Nous ne prenons pas ce défi à la légère. Nous
voulons nos institutions afin de créer un cadre de travail rendant
nos gouvernements plus réceptifs. Nous voulons que nos institutions
aident à créer un climat économique concurrentiel.
Selon nous, ces institutions doivent fournir les services nécessaires
pour que nos gouvernements nous replacent dans l'économie canadienne.
Comme preuve de notre détermination de mettre en place des institutions
adéquates, chacune de ces institutions aura des mesures rigoureuses
de rendement, et ce, afin qu'elles soient jugées par ceux qu'elles
servent - nos peuples et tous les résidents des territoires des
Premières nations.
Ceux qui nous soutiennent savent aussi que cette législation est
facultative. Les gouvernements des Premières nations pourront se
servir de cette législation lorsqu'ils seront prêts. Personne
ne le fera participer. Cette décision leur appartient. Je crois,
toutefois, que l'option est claire.
Aujourd'hui, nous sommes à la croisée des chemins dans nos
relations avec le Canada. Notre part de la main-d'œuvre triplera
au cours des 15 prochaines années. Nos solutions d'aujourd'hui
détermineront notre avenir. Est-ce que nos besoins grandissants
de programmes sociaux et de soins de santé menaceront la viabilité
du niveau de vie canadien? Deviendrons-nous un nouveau moteur de la prospérité
du Canada?
J'admets volontiers que le projet de loi C-19 ne saurait devenir la panacée
de l'économie des Premières nations. J'admets toutefois
aussi, comme m'a dit mon père : « Tu ne peux réparer
une crevaison qu'en poussant des cris en direction du pneu. » Ces
institutions sont un bon premier pas de la réparation de cette
crevaison.
Je crois que ces institutions permettront d'avoir des règles du
jeu équitables face aux autres gouvernements du Canada. Je crois
qu'elles nous sortiront de notre cercle vicieux de dépendance.
Je crois que ces institutions nous permettront d'occuper la place qui
nous revient dans la fédération canadienne.
Merci.

LE MINISTRE NAULT ANNONCE LA TENUE DE CONSULTATIONS
MIXTES AVEC LES PREMIÈRES NATIONS
OTTAWA (ONTARIO), le 15 août 2002 - Le gouvernement du Canada a
réaffirmé aujourd'hui sa volonté de soutenir les
Premières nations dans leurs efforts soutenus en vue de créer
un environnement favorable aux affaires et de participer de façon
plus active à l'économie canadienne. L'honorable Robert
D. Nault, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, a annoncé
la tenue, cet été et au début de l'automne, de consultations
officielles sur l'avant projet de la Loi sur la gestion financière
et statistique des Premières nations. Clarence T. (Manny) Jules,
principal porte-parole des Premières nations pour ce projet accompagnait
le ministre Nault,.
Cette démarche, une initiative des Premières nations, établira,
au moyen d'une loi, quatre institutions publiques conçues pour
procurer aux Premières nations les instruments pratiques dont disposent
les autres gouvernements pour exercer une gestion financière moderne.
Cette mesure est le fruit d'une coopération entre plusieurs organisations
importantes des Premières nations et des ministères du gouvernement
fédéral.
Cette démarche constitue un élément essentiel de
la stratégie du Canada, qui consiste à travailler avec les
Premières nations pour stimuler leur développement économique
et diminuer leur dépendance financière. Les autres éléments
sont les projets de loi sur la gouvernance des Premières nations
et sur le règlement des revendications particulières ainsi
que les mesures prises récemment pour élargir la portée
de la Loi sur la gestion des terres des premières nations à
un plus grand nombre de collectivités.
« Nous avons besoin des institutions qui vont de soi pour le reste
du Canada, a déclaré MannyJules. Nos institutions apporteront
les normes, la confiance et la capacité dont notre économie
et nos investisseurs ont besoin. Il s'agit d'un moment historique dans
notre relation avec le Canada. Nos institutions ont été
abolies par des mesures législatives, et nous travaillons maintenant
ensemble à les rétablir par voie législative. »
Ce projet de loi constitue une étape importante dans l'amélioration
de la qualité de vie et de l'autosuffisance des Premières
nations par le biais du développement économique. Cette
mesure a été prise à la demande des Premières
nations et a été adoptée par le gouvernement du Canada
en tant que partie d'un ensemble d'instruments requis pour lever les obstacles
au progrès économique, à l'autosuffisance et à
l'autonomie gouvernementale des Premières nations.
« Les Premières nations ont besoin d'une capacité
fiscale et d'instruments financiers plus efficaces et mieux définis,
a indiqué le ministre Nault. Elles doivent détenir des pouvoirs
dont chaque ordre de gouvernement au Canada dispose déjà
et considère comme allant de soi, c'est-à-dire les pouvoirs
qui aident à créer des entreprises et des collectivités
ainsi qu'à construire des routes et des maisons. Les Premières
nations doivent disposer de ces pouvoirs si elles veulent s'occuper de
leurs collectivités et de leur développement économique.
»
Comme il se doit, jusqu'à maintenant, la majeure partie des activités
de consultation sur cette mesure a été menée par
les Premières nations. À présent, avec le soutien
officiel du gouvernement du Canada, des consultations mixtes en bonne
et due forme entre Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) et les
Premières nations vont débuter. Ces consultations mixtes
ont pour objet d'informer les gens des Premières nations, les organisations,
les gouvernements et les intervenants, notamment les Premières
nations, les organisations de femmes des Premières nations, les
contribuables vivant dans une réserve, les institutions financières,
les provinces et territoires ainsi que les autres ministères du
gouvernement fédéral, et de recevoir leurs commentaires.
Quatre institutions seront créées en vertu de la Loi sur
la gestion financière et statistique des Premières nations.
La Commission des finances des Premières nations permettrait aux
Premières nations de lever collectivement des capitaux privés
à long terme, à des taux préférentiels, pour
les routes, les aqueducs, les égouts et d'autres projets d'infrastructure.
« Au même titre que n'importe quel autre gouvernement, les
administrations des Premières nations ont besoin de contracter
des prêts pour assurer la mise en place d'infrastructures abordables
dans leurs collectivités, a soutenu Deanna Hamilton, présidente
de la Commission des finances des Premières nations. La création
de la Commission vient combler ce besoin. Elle représente de plus
un élément essentiel du programme des Premières nations
visant à instaurer une nouvelle relation financière avec
le gouvernement du Canada. »
Le Conseil de gestion financière des Premières nations établirait
les normes financières et dispenserait les services d'évaluation
indépendants et professionnels requis pour pouvoir profiter des
avantages du Conseil. « Le Conseil de gestion financière
des Premières nations apportera son soutien dans le renforcement
des capacités des Premières nations en matière de
gestion financière et d'obligation de rendre des comptes, a expliqué
Harold Calla, président du Conseil. Ce soutien permettra aux administrations
des Premières nations et à leurs collectivités d'évoluer
dans l'environnement fiscal canadien. »
L' Institut de la statistique des Premières nations aiderait toutes
les Premières nations à répondre à leurs besoins
en matière d'information tout en conseillant Statistique Canada
sur la façon dont les Premières nations pourraient être
mieux représentées dans le système statistique national.
« L'Institut misera sur les critères de propriété,
de direction et de pouvoir des Premières nations pour gérer
l'information relative aux Premières nations, a affirmé
le chefTomBressette, président de l'Institut. L'analyse des données
fournie par l'Institut de la statistique des Premières nations
servira à soutenir les améliorations à la qualité
de vie des membres des Premières nations et de leurs collectivités.
»
La Commission de la fiscalité des Premières nations assumerait
la responsabilité du processus d'approbation des règlements
administratifs sur les taxes foncières et de sa simplification
et elle aiderait à assurer l'équilibre entre les intérêts
de la collectivité et ceux des contribuables. « La Commission
aidera à établir des liens entre les Premières nations,
les autres gouvernements, le secteur privé et les Canadiens, a
conclu Manny Jules, président de la Commission. Il s'agit d'une
autre étape importante menant à un avenir meilleur pour
toutes les Premières nations. »
Cette mesure a été élaborée dans le contexte
de la Table nationale sur les relations financières qui regroupe
des représentants de l'Assemblée des Premières Nations,
de Santé Canada, de Finances Canada, de Statistique Canada, de
l'Agence des douanes et du revenu du Canada et d'AINC. La Loi sur la gestion
financière et statistique des Premières nations pourrait
être déposée à la Chambre des communes à
l'automne.
Le présent communiqué peut également être consulté
dans Internet à l'adresse www.ainc-inac.gc.ca.
Pour obtenir plus de renseignements, veuillez communiquer avec :
Mike Murphy
Agent de relations avec les médias
Affaires indiennes et du Nord Canada
(819) 953-6616
Agnes Papanastasiou
Institutions financières des Premières nations
(613) 954-9769

APERÇU - LOI PROPOSÉ SUR
LA GESTION FINANCIÈRE DES PREMIÈRES NATIONS
Aperçu
Dans le but de procurer les instruments nécessaires au développement
économique et à l'amélioration de la qualité
de vie dans les réserves, les Premières nations ont entrepris
une démarche menant à l'établissement, au moyen d'une
loi, de quatre institutions qui seront exploitées par et pour les
Premières nations. Au nombre des institutions proposées
figurent une Administration financière, une Commission de la fiscalité,
un Conseil de gestion financière et un Institut de la statistique.
Ces institutions donneront aux Premières nations l'accès
aux marchés financiers dont se prévalent les autres gouvernements.
Elles renforceront davantage le régime de taxation foncière
et assureront une plus grande représentation des contribuables
non autochtones. Elles procureront aux Premières nations une fonction
de contrôle ainsi que des capacités accrues de gestion financière.
Enfin, elles serviront à combler les lacunes actuelles en ce qui
a trait aux statistiques relatives aux Premières nations.
L'Administration financière
des Premières nations
Une infrastructure communautaire est essentielle à la qualité
de vie et à la croissance économique des collectivités.
Cependant, les Premières nations qui cherchent à emprunter
des fonds pour édifier une telle infrastructure sont actuellement
aux prises avec des coûts de transaction, des délais de traitement
et des taux d'intérêt prohibitifs. Un dollar en recettes
fiscales des Premières nations a un pouvoir d'achat de 30 à
50 % moindre que les autres gouvernements en raison de la faiblesse du
cadre législatif et de la structure institutionnelle.
Sur l'initiative de la Première nation de Westbank, une Administration
financière des Premières nations était mise sur pied
en 1995 pour offrir aux Premières nations membres des possibilités
d'investissement. Depuis, elle a travaillé attentivement avec un
cercle élargi de Premières nations pour trouver des moyens
selon lesquels les Premières nations pourraient utiliser les obligations,
à l'instar des autres gouvernements, pour accéder à
un financement abordable et à plus long terme. Le cercle a bénéficié
de son partenariat avec un expert en la matière, la Municipal Finance
Authority of B.C. (MFA-BC), qui a 30 ans d'expérience à
son actif et une cote de crédit « AAA ».
L'Administration financière des Premières nations permettrait
aux Premières nations, comme le font les municipalités,
de lever des capitaux privés à long terme à des taux
privilégiés pour les routes, les aqueducs, les égouts
et ainsi de suite. Elles y procéderaient en titralisant une portion
de leurs recettes en taxes foncières potentielles ou d'autres recettes
stables à long terme de nature semblable. On estime pouvoir lever
125 millions de dollars en financement par emprunt au cours des cinq premières
années en titralisant (en mettant en garantie) les recettes tirées
des taxes foncières.
La Commission de la fiscalité
des Premières nations
En 1988, la Loi sur les Indiens était modifiée pour permettre
aux Premières nations intéressées de s'engager dans
le domaine de la taxation foncière. Depuis 1989, la Commission
consultative de la fiscalité indienne (CCFI) a alimenté
et soutenu avec succès le régime de la taxation foncière
des Premières nations.
Durant ses dix premières années, la CCFI a dépassé
toutes les attentes. En effet, 83 Premières nations ont adopté
des règlements administratifs sur les taxes foncières et
ont généré des recettes de l'ordre de 168 millions
de dollars. Elle accroît la sensibilisation concernant le régime
de taxation foncière et procure les outils nécessaires à
son implantation. Le régime de taxation foncière des Premières
nations est mis en place dans le contexte des régimes provinciaux
et en partenariat avec l'University of Victoria aux fins de formation
des administrateurs fiscaux, et avec Harvard dans le but de renforcer
le processus de règlement des différends.
On propose maintenant que la CCFI devienne la Commission de la fiscalité
des Premières nations. Celle-ci offrirait les services additionnels
requis pour la titralisation des recettes tirées des taxes foncières
et elle assumerait la responsabilité du processus d'approbation
des règlements et de leur simplification (en vertu de l'article
83 de la Loi sur les Indiens). Elle agirait comme entité faisant
autorité pour aider à trouver un juste équilibre
entre les intérêts de la collectivité et ceux des
contribuables dans l'établissement des taux. Elle aurait également
une capacité accrue pour régler les différends de
manière opportune et professionnelle. La Commission de la fiscalité
des Premières nations s'appuierait sur des commissaires représentant
les principaux contribuables (résidentiels, commerciaux et des
services publics) et sur un dialogue continu avec des experts reconnus
dans le domaine de la taxation foncière.
Le Conseil de gestion financière
des Premières nations
Il s'agit d'une nouvelle institution. Sa tâche initiale serait de
dispenser les services indépendants et professionnels d'évaluation
de la gestion dont ont besoin les Premières nations qui aspirent
à se prévaloir du pool d'emprunt de la Commission de la
fiscalité des Premières nations.
Le rôle plus général du Conseil de gestion financière
des Premières nations serait d'aider les Premières nations
à renforcer leurs régimes de gestion locaux et de travailler
avec les autres gouvernements pour établir des cadres communs en
matière d'obligation de rendre des comptes. Son mandat s'élargirait
avec le temps, au fur et à mesure des interactions et des consultations
avec les gouvernements et les administrateurs des Premières nations
ainsi qu'avec les experts de l'extérieur et les autres gouvernements.
On pourrait envisager une expansion à la suite d'une dévolution
administrative par le gouvernement fédéral.
Le Conseil de gestion financière des Premières nations répondrait
à la nécessité d'un effort soutenu et partagé
dans l'établissement de normes et l'édification des capacités.
Les institutions financières considèrent de telles normes
comme étant essentielles aux relations d'affaires avec les Premières
nations.
L'Institut de la statistique des Premières
nations
Les systèmes statistiques relatifs aux Premières nations
ont été conçus durant les années 70 et 80
pour répondre aux besoins des agences de financement. Aujourd'hui,
les Premières nations à titre individuel n'ont pas la capacité
de maintenir les systèmes statistiques nécessaires à
leur adaptation aux responsabilités de décision grandissantes
et à l'obligation accrue de rendre des comptes sur le plan local.
Une telle capacité décisionnelle a des répercussions
sur la prestation quotidienne des services communautaires essentiels et
sur la planification des efforts majeurs de développement.
Il existe aussi des lacunes importantes dans les bases de données
nationales concernant les Premières nations que les représentants
de Statistique Canada s'emploient à corriger. Par exemple, les
Premières nations ne sont pas incluses dans le Système de
comptabilité nationale de Statistique Canada qui publie des renseignements
importants sur les recettes, les dépenses et la dette des gouvernements
fédéral, provinciaux, territoriaux et locaux. Il est essentiel
de combler ces lacunes pour pouvoir établir une nouvelle relation
financière avec les Premières nations.
Pour ce faire, l'Institut de la statistique des Premières nations
proposé aiderait toutes les Premières nations à répondre
à leurs besoins en matière de gouvernance locale tout en
encourageant leur participation aux systèmes nationaux intégrés
de Statistique Canada ainsi que leur utilisation.
D'autres considérations
Le recours des Premières nations à ces institutions sera
optionnel mais on s'attend à ce qu'une fois que se manifesteront
les avantages de ces institutions, un plus grand nombre de Premières
nations y adhéreront. Même si dans un proche avenir, seules
les Premières nations ayant atteint un degré plus élevé
de maturité pourront se prévaloir des avantages de l'Administration
financière, la majorité des Premières nations bénéficieront
des normes et des pratiques financières améliorées
découlant des travaux de le Conseil de gestion financière des Premières nations ainsi que des capacités de collecte et d'analyse des données
de l'Institut de la statistique. En outre, la Commission de la fiscalité
offrira son aide aux Premières nations qui envisagent la taxation
foncière comme moyen de générer des recettes.
L'historique
La mesure relative aux institutions financières est le fruit des
travaux de la Table nationale sur les relations financières qui
a été créée en 1999 par un protocole d'entente
entre Affaires indiennes et du Nord Canada et l'Assemblée des Premières
Nations. Elle regroupe aussi des représentants du ministère
des Finances, de Statistique Canada, de Santé Canada, de l'Agence
des douanes et du revenu du Canada et d'Affaires indiennes et du Nord
Canada.
L'Assemblée des Premières Nations a servi, par l'intermédiaire
de la Table nationale sur les relations financières, de point de
coordination pour l'élaboration de cet ensemble intégré
d'institutions.
À l'heure actuelle, ces institutions ont atteint la maturité
requise pour que leur développement futur soit réalisé
indépendamment de la Table nationale sur les relations financières.
La Commission consultative de la fiscalité indienne continue de
gérer le développement de la Commission de la fiscalité
proposée. L'initiale Administration financière des Premières
nations veille à l'élaboration de l'institution future du
même nom. Le Sommet de la Colombie-Britannique a assumé la
responsabilité de le Conseil de gestion financière des Premières nations tandis que l'Union of Ontario Indians s'est chargée de
l'Institut de la statistique.

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