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FAQ
Qu’est-ce que la LGFSPN?
Où peut-on obtenir plus de renseignements sur chacune de ces institutions fiscales?Quelle est l’origine de cette loi?Quel est le but de la LGSFPN?Comment fonctionneront les institutions fiscales?
Comment la LGFSPN permettra-t-elle aux Premières nations d’attirer des investissements du secteur privé?Pourquoi faut-il adopter une loi fédérale? La LGFSPN touche-t-elle la Loi sur les Indiens?
La LGFSPN est une loi du gouvernement fédéral qui établit quatre institutions chez les Premières nations : la Commission de la fiscalité des premières nations, l’Administration financière des Premières nations, le Conseil de gestion financière des Premières nations et l’Institut de la statistique des Premières nations. Collectivement, ces institutions amélioreront le régime d’imposition foncière des Premières nations et faciliteront le développement rapide de l’infrastructure économique des Premières nations.
Qu’est-ce que le CGFPN?Le Conseil de gestion financière des Premières nations répondra aux besoins des Premières nations qui ont des revenus fonciers et qui souhaitent emprunter à même ces liquidités. Le CGFPN aidera également les Premières nations à répondre aux exigences du programme de reddition de compte. Il attestera les régimes, les pratiques et les normes de gestion financière des Premières nations qui effectueront des emprunts en passant par l’AFPN, il surveillera le rendement financier et il interviendra dans des circonstances exceptionnelles. Afin d’améliorer la reddition de comptes, le CGFPN offrira des services de recherche et de représentation, sur demande, et il participera à l’élaboration de politiques, au développement de capacités et à la création de partenariats en lien avec la gestion financière, la production de rapports et le développement de normes..
Qu’est-ce que la CFPN?La Commission de la fiscalité des premières nations approuvera les textes législatifs relatifs à l’imposition foncière et d’autres textes législatifs sur les recettes locales; elle offrira de la formation sur le régime d’impôt foncier des Premières nations; elle évitera et résoudra les différends entre les administrations fiscales des Premières nations et leurs contribuables; elle garantira la capacité d’emprunt des Premières nations en se basant sur les revenus des impôts fonciers et elle effectuera des recherches sur les problèmes émergents.
Qu’est-ce que l’AFPN?L’Administration financière des Premières nations (AFPN) est un organisme sans but lucratif au service des gouvernements des Premières nations. Conformément à la LGFSPN, l’AFPN améliorera l’accès aux capitaux par l’établissement d’un fonds commun de placements qui favorisera la coopération entre les Premières nations et qui créera du coup des avantages sur le plan de l’importance et de la diversification du risque et des sources de revenus et fournira une expertise et des possibilités de financement pointues aux Premières nations. Grâce au fonds commun de placement, le coût d’emprunt sera considérablement réduit, si bien que le capital sera plus abordable pour l’ensemble des Premières nations, y compris celles dont le revenu annuel est plus faible. La force du fonds commun de placement reposera sur sa taille et sur l’importance des revenus des Premières nations disponibles pour le remboursement de la dette. Sa force sera également maintenue par des évaluations indépendantes de la qualité, réalisées par le CGFPN, institution responsable de surveillance de la participation et de la solvabilité.
Qu’est-ce que l’ISPN?L’Institut de la statistique des Premières nations sera un centre d’expertise statistique pour les Premières nations qui aidera à mieux comprendre les collections nationales de statistiques et qui renforcera du coup la capacité des Premières nations à utiliser des statistiques et qui fournira des analyses et interprétations objectives de l’information statistique sur les Premières nations que Statistique Canada et d’autres ministères du fédéral auront recueillies.
Les Premières nations en bénéficieront car elles auront une meilleure compréhension des plans et activités statistiques nationales et y seront mieux représentées et parce qu’elles disposeront de l’information nécessaire pour planifier l’avenir de leurs collectivités, attirer les investissements et favoriser le développement économique.
Pour de plus amples renseignements concernant les institutions fiscales, veuillez consulter les sites Web suivants :
Commission de la fiscalité des premières nations : www.fntc.ca
Administration financière des Premières nations : www.fnfa.ca
Conseil de gestion financière des Premières nations : www.fnfmb.com
Institut de la statistique des Premières nations : www.firststats.ca
La LGFSPN tient ses origines de l’amendement de la Loi sur les Indiens à Kamloops, en 1988. C’est à ce moment-là qu’ont été instituées l’Administration financière des Premières nations et la Commission consultative de la fiscalité indienne dans leur version moderne. L’Administration financière des Premières nations, créée en 1995, avait pour but de réaliser les avantages de l’infrastructure de l’impôt foncier.
Afin d’obtenir plus d’investissements grâce à l’amélioration des infrastructures et afin d’obtenir du financement à meilleur taux, on a créé le Conseil de gestion financière et l’Institut de la statistique à l’issue de la Table nationale de discussion sur les relations financières de 1999.
La LGSFPN réduira deux obstacles auxquels les Premières nations sont confrontées lorsqu’elles tentent d’attirer des investissements sur leurs terres :
1. Il est trois fois plus coûteux de financer les infrastructures sur les terres des Premières nations.
2. Il est de quatre à six fois plus coûteux de faire un investissement sur les terres des Premières nations pour les raisons suivantes : les investisseurs n’ont pas confiance; l’information statistique et financière n’est ni fiable, ni disponible, ni comparable; l’absence d’expertise en matière d’investissement. La LGFSPN s’attaque au premier obstacle en autorisant les Premières nations à financer leur infrastructure selon des modalités qui s’apparentent à celles des autres instances canadiennes. Elle s’attaque au deuxième obstacle en redonnant confiance aux investisseurs, en améliorant la qualité des statistiques et en réduisant les coûts liés à la conduite des affaires pour attirer des investissements dans les terres des Premières nations.
Les institutions financières seront établies comme des entités indépendantes, sans lien de dépendance, et elles auront des mandats et des responsabilités clairement établis selon une structure d’évaluation rigoureuse. Elles présenteront des rapports d’activité en tenant compte des objectifs énoncés dans ces structures. Les institutions financières seront dirigées par des PDG qui feront rapport aux conseils désignés. Ces institutions utiliseront un processus transparent pour l’élaboration des politiques, de concert avec les intervenants clés. .
Les Premières nations sont-elles toutes admissibles?Oui. Toutes les Premières nations peuvent demander d’être ajoutées à la liste des participants figurant à l’annexe de la LGFSPN et avoir accès à une vaste gamme de services offerts par les institutions. Elles doivent toutefois respecter certaines exigences pour accéder à ces services, comme celle de se prévaloir du fonds commun d’emprunt de l’AFPN.
Pourquoi est-il si difficile d’attirer les investisseurs du secteur privé sur les terres des Premières nations? Une collectivité des Premières nations doit prévoir un investissement trois fois plus élevé qu’une collectivité canadienne typique pour financer un même projet d’infrastructure. Les gouvernements utilisent leurs services et leurs infrastructures pour stimuler le développement industriel, commercial et résidentiel dans leur secteur.
Comparativement à une collectivité canadienne typique, une Première nation attire trois fois moins d’investissements nouveaux pour chaque dollar investi dans l’amélioration de l’infrastructure.
Cela veut dire que dans une collectivité canadienne typique, 1 000 $ en revenus fonciers permet d’injecter 30 000 $ dans l’économie locale, tandis que dans une collectivité autochtone typique, le même 1 000 $ ne génère que 3 000 $, soit un dixième de la richesse.
Pour de plus amples renseignements, consultez le rapport « Ten Times Harder – Economic Development in First Nation Communities ».
La LGFSPN et les institutions fiscales commenceront à réduire les barrières à l’investissement du secteur privé sur les terres des Premières nations par les moyens suivants :
- en améliorant l’accès des Premières nations aux capitaux pour ainsi acquérir des infrastructures à « meilleur coût »;
- en assurant que les Premières nations obtiendront de meilleures infrastructures pour l’argent qu’elles auront investi;
- en comblant le vide sur le plan des données statistiques sur les collectivités des Premières nations et sur leurs possibilités d’investissements;
- en faisant la promotion de ces possibilités d’investissements; et,
- en gagnant la confiance des investisseurs dans les Premières nations.
Afin de résoudre le problème lié à l’amélioration de la cote de crédit sur les obligations et d’optimiser les avantages que les collectivités des Premières nations pourront en retirer.
Afin de donner des garanties et la stabilité nécessaires aux investisseurs et aux contribuables des Premières nations.
Afin que le gouvernement fédéral puisse céder un domaine de juridiction aux Premières nations. Avec ces institutions, les Premières nations acquerront des pouvoirs qui sont actuellement détenus par le gouvernement fédéral.
Sans une loi fédérale, ces institutions ne pourraient avoir les pouvoirs requis. L’infrastructure devrait être financée à des taux plus élevés, toutes les lois devraient être approuvées par le ministre et l’Institut de la statistique ne pourrait avoir accès à l’information que détient le gouvernement fédéral sur les Premières nations.
Non. Les amendements apportés à la LGFSPN au cours de la précédente session législative assureront que l’article 83 de la Loi sur les Indiens demeurera intact. Les Premières nations peuvent continuer d’adopter des règlements au titre de l’article 83 si elles le souhaitent, avec l’accord du ministre.
La LGFSPN touche-t-elle les droits autochtones et les droits issus des traités?Non. Pour plus de certitude, la loi contient une clause non-dérogatoire explicite. Il s’agit en outre d’une loi habilitante. Elle ne s’applique qu’aux Premières nations figurant à l’annexe de la Loi.
La LGFSPN a-t-elle des répercussions sur la relation fiduciaire entre le gouvernement fédéral et les Premières nations?Non. Il n’y a pas de lien implicite ou explicite entre la LGFSPN et la relation fiduciaire entre le gouvernement fédéral et les Premières nations.
La LGFSPN touche-t-elle les ententes d’autonomie gouvernementale ou les négociations de traités? Non. La LGFSPN ne touche pas les ententes d’autonomie gouvernementale ou les négociations de traités. Toutefois, les Premières nations qui ont signé des traités ou conclu des ententes d’autonomie gouvernementale et qui fonctionnent hors du cadre de la Loi sur les Indiens peuvent demander d’être ajoutées à l’annexe de la loi et se prévaloir des services offerts par les institutions fiscales au titre de la LGFSPN.
